La prolifération des SARGASSES en Guadeloupe : Un risque sanitaire majeur

Depuis plus d’une décennie, les côtes de Guadeloupe sont régulièrement envahies par les sargasses, ces algues brunes flottantes, issues d’un phénomène grandissant dans les Caraïbes. Lorsque ces algues s’échouent et se décomposent, elles dégagent un mélange toxique de gaz, notamment de l’hydrogène sulfuré (H₂S) et de l’ammoniac (NH₃), très nocifs pour la santé.

Sommaire

un risque sanitaire majeur

  • Respiratoires et ophtalmologiques : irritation des yeux, toux sèche, gêne respiratoire, bronchites irritatives.
  • Neurologiques et digestifs : maux de tête, vertiges, nausées, troubles digestifs fréquents.
  • Effets plus graves : à fortes concentrations, l’H₂S peut provoquer un œdème aigu du poumon et des pertes de connaissance, voire être létal en cas d’inhalation massive.
  • Groupes à risque : les personnes asthmatiques, les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Pourquoi les sargasses prolifèrent-elles ?

Les sargasses dérivent depuis l’Atlantique Nord vers les Antilles, portées par les courants. Leur prolifération est aggravée par le réchauffement des eaux de surface et l’eutrophisation due aux rejets de nutriments comme les nitrates.

En Guadeloupe, les échouages sont fréquents, et leur accumulation compromet non seulement l’environnement, mais aussi les activités économiques et sanitaires.

Comment se protéger et réagir ?

Prévention et recommandations (ARS Guadeloupe) :

  • Éviter de fréquenter les zones d’échouage et se tenir à l’écart des amas d’algues, surtout lorsqu’elles sont en décomposition.
  • Ne pas s’exposer aux gaz dégagés, ni laisser les enfants jouer à proximité.
  • Si des symptômes apparaissent (irritation, toux, nausée), consulter un médecin sans délai.
  • Privilégier les ramassages rapides pour éviter la décomposition sur place.

Conclusion...

Les sargasses représentent un phénomène écologique et sanitaire majeur en Guadeloupe. Face à leurs effets toxiques, les autorités sanitaires recommandent vigilance et prévention.

Pour réduire leur impact, il est impératif de renforcer la surveillance, de mobiliser les moyens de ramassage rapide et de poursuivre les recherches sur leurs effets à long terme.